S’équiper
L’éclairage
C’est obligatoire ! Privilégiez des éclairages de bonne qualité, ce qui vous permettra d’être vu et de voir.
L’éclairage avant doit être blanc. Le clignotement est interdit, c’est dangereux car éblouissant pour les usagers qui arrivent en face. Privilégiez donc un éclairage fixe, assez puissant pour voir la route. Ne pas l’orienter trop haut pour éviter d’éblouir les usagers qui arrivent face à vous.
L’éclairage arrière doit être rouge, de même les éclairages clignotants sont interdits afin d’éviter d’éblouir l’usager qui vous suit.
Un casque
Le casque n’est pas obligatoire après 12 ans. Son efficacité est discutée, mais il est néanmoins recommandé par les autorités d’en porter un.
Chacun décidera en son âme et conscience.
Certains casques sont dotés de visière : c’est très pratique, pour vous protéger du vent, du froid en hiver, et pour protéger vos lunettes des projections diverses et variées.
D’autres sont des accessoires connectés, avec des clignotants (télécommande au guidon) et un feu stop qui s’allume quand vous freinez. Ceci contribue à renforcer votre visibilité, les clignotants et le feu stop étant visibles et à hauteur des yeux des personnes qui vous suivent.
Les lunettes
Si vous portez des lunettes correctrices, essayez dans la mesure du possible de les protéger des projections. Un caillou envoyé par votre roue peut rayer vos verres, ce qui est dommage.
En été, privilégiez les lunettes de soleil dotées de verres polarisant : ils permettent d’annuler les reflets, et vous voyez mieux les personnes au volant des voitures. Vous saurez ainsi beaucoup plus facilement si celles-ci vous ont vu.
Des gants
Des gants ne sont pas obligatoires dans le code de la route, mais c’est très conseillé d’en porter afin de protéger les mains lors des chutes. Par ailleurs, ils contribuent aussi à votre confort au guidon (privilégiez des gants dotés d’insert en gel sur les paumes), et à réchauffer vos doigts en hiver.
Un antivol
Privilégiez un bon antivol de type U. La règle ici est de mettre 10% du prix d’achat du vélo dans l’antivol. Reportez-vous à la section « S’arrêter » pour savoir comment le fixer. Certains cyclistes n’hésitent pas à s’équiper de 2 U pour fixer leur vélo. Il faut avoir la place de les fixer sur le cadre, mais c’est la meilleure solution question sécurité. Un bon compromis sera le U et un câble. N’hésitez pas à aller chez un vélociste pour demander conseils.
Le sac à dos / les sacoches
En cas de chute sur le dos, un sac à dos peut vous blesser. Aussi, dès que cela est possible, privilégiez des sacoches (on en trouve de très bonnes aux alentours de 50€) qui vont s’accrocher sur le porte bagage. Quasiment tous les vélos permettent d’en fixer un. Seuls certains VTT avec suspension arrière ne permettent pas l’installation d’un porte bagage.
Attention cependant : un porte bagage classique ne supporte que 20 à 25 kg maxi !
L’équipement de pluie
Obligatoire dans les sacoches. Deux écoles s’affrontent : soit le poncho, soit le couple pantalon de pluie et veste de pluie. Personnellement, j’utilise les deux. Mais attention : un poncho ne protégera pas vos pieds si votre vélo n’est pas équipé de gardes boue.
Certaines grandes surfaces de sport vendent des pantalons de pluie avec bandes réfléchissantes et guêtres pour protéger vos chaussures : ce sont d’énormes plus, et le rapport qualité/prix est intéressant.
L’équipement contre le froid
Des vêtements ayant une bonne isolation sont nécessaires. Allons de bas en haut :
- Des chaussettes en laine.
- Des chaussures étanches, mais respirantes.
- Un pantalon étanche. J’aime beaucoup les pantalons de randonnée en softshell 3 couches : c’est léger, étanche et très chaud
- Un sous pull en laine mérinos. Une certaine grande surface de sport au logo bleu en vend à prix modique. Ceux-ci sont bien isolants. L’avantage de la laine, c’est que cela ne génère pas de mauvaises odeurs.
- Une veste en softshell 3 couches. Je suis fan de celles de la marque Cimalp (marque française) mais chacun voit midi à sa porte.
- Un tour de cou en polaire : protégez vous le cou du vent froid qui peut rentrer par le col de votre veste
- Une écharpe pour protéger le visage, si vous la supportez.
- Un bonnet en polaire aussi. Si vous portez un casque, regardez sur le site du fabriquant si d’aventure celui-ci commercialise un kit hiver pour le modèle que vous avez. Sinon, on peut assez facilement trouver des bonnets fins passant sous le casque. 30 % de la perte de chaleur en hiver passe par le dessus du crâne. Se protéger est essentiel !
Compteur
Optionnel. Pratique pour suivre les kilomètres que vous faites mais c’est à peu près tout. Il est fort peu probable que vous dépassiez la vitesse autorisée …
Cependant, certains compteurs sont compatibles avec des radars arrières (cf point suivant) et c’est un point à considérer. Pour ma part, je suis équipé d’un garmin 530.
Rétroviseur/radar
C’est optionnel, mais très conseillé d’avoir un rétroviseur sur son vélo, surtout pour circuler en ville. Le danger vient aussi des personnes conduisant les véhicules qui vous suivent, qui peuvent s’approcher très vite et vous surprendre. Le rétro permet de les voir approcher.
Une autre possibilité est d’utiliser un radar arrière pour vélo. Cela a deux avantages :
1/ Cela inclut une lampe arrière rouge, ce qui permet d’avertir la personne au volant qu’il y a un vélo devant. Attention cependant : certains modèles font clignoter la lampe quand un véhicule approche, mais c’est illégal en France. Vérifiez que le clignotement est désactivable, sinon passez votre chemin sur ces modèles.
2/ Cela vous avertira (sur un compteur compatible) des véhicules en approche, avec un code couleur permettant de voir quelle est la vitesse de rapprochement. Un coup d’œil suffit.
Personnellement, je trouve cela bien plus efficace d’un rétroviseur, mais c’est aussi 20 fois plus cher !
Pour ma part, je suis équipé d’un Garmin Varia RCT 715 qui en plus enregistre une vidéo d’une minute en cas d’incident. Attention cependant : si vous voulez diffuser publiquement une vidéo (réseaux sociaux, etc.), il faut flouter les visages et plaques d’immatriculation, sauf consentement explicite de toutes les personnes concernées (respect du droit à l’image, respect du RGPD). Pas de souci en revanche pour transmettre la vidéo brute aux autorités ou à votre assurance en cas d’incident.
Rouler
Parce que je ne veux pas que mon épitaphe soit « il n’était pas en tort »
En roulant
- Une règle primordiale est « La personne derrière le volant ne vous a pas vu » ! Cela veut dire qu’il faut être doublement attentif : attentif à la route, et attentif aux comportements des autres usagers. Cherchez les yeux de la personne au volant du véhicule. Si elle vous a vu, vous le saurez. Méfiez-vous des usagers qui cherchent leur route : ils ou elles font n’importe quoi et ne font pas attention à ce qui les entoure.
- Si vous n’avez pas de rétro ou de radar (cf équipement), jetez régulièrement des coups d’œil derrière vous pendant que vous roulez.
- Ne roulez JAMAIS à contre sens en dehors des rues ou cela est autorisé. Si la piste cyclable est de l’autre côté, traversez ! De même, vérifiez le sens des flèches avant de vous engager dans une piste cyclable, se retrouver nez à nez avec une autre personne à vélo est très désagréable !
- Occupez votre place sur la voie. Ne roulez pas le long du trottoir. Ecartez-vous d’au moins un mètre. Cela présente plusieurs avantages :
- Vous vous écartez des véhicules en stationnement et éviterez ainsi les portières qui s’ouvrent, la méthode correcte d’ouverture d’une portière n’étant pas connue de la majorité des conducteurs. Cette méthode est apprise maintenant en France : pour ouvrir une portière avant de sortir du véhicule, utilisez la main opposée à la portière : cela vous forcera à vous tourner et à regarder derrière vous.
- Vous forcez les personnes conduisant les véhicules qui vous suivent à se déporter franchement pour vous doubler. Et si d’autres véhicules circulent en face, ces personnes restent derrière. Parfois en râlant. Ne ralentissez pas pour les provoquer, ne prenez pas non plus de risques en accélérant : poursuivez à la même vitesse.
A ce sujet, le code de la route dispose que :
«
En marche normale, tout conducteur doit maintenir son véhicule près du bord droit de la chaussée, autant que le lui permet l’état ou le profil de celle-ci.
(…)
Sur les voies où la vitesse maximale autorisée n’excède pas 50 km/ h, un conducteur d’engin de déplacement personnel motorisé ou de cycle peut s’écarter des véhicules en stationnement sur le bord droit de la chaussée, d’une distance nécessaire à sa sécurité. »
Donc en ville, vous avez le droit de vous éloigner du bord droit de la chaussée si circuler près de celui-ci vous expose à un risque.
De même, depuis le décret 98-828 paru au journal officiel le 14 septembre 1998, l’usage de la piste cyclable n’est plus obligatoire, sauf disposition contraire prise par l’autorité de police , et signalée par un panneau B22a.
A l’arrêt au feu
Usez et abusez du sas vélo quand il y’en a. N’hésitez pas à vous mettre réellement devant les véhicules arrêtés au feu, histoire que la personne au volant vous voit bien.
Un contre-exemple cependant : quand c’est un poids lourd qui est arrêté au feu. L’angle mort de la cabine est tel que même si vous êtes dans le sas vélo ou dans la piste cyclable à sa droite, il ne vous verra pas. Ici, il est plutôt conseillé de s’arrêter derrière le véhicule, afin d’éviter de se retrouver dans son angle mort et de passer sous les roues. Si d’aventure un poids lourd s’arrête à votre hauteur, n’hésitez pas à vous avancer où à reculer, selon votre distance par rapport au feu. Le but est d’être très en avant, où bien très en arrière de lui. Même chose si un poids lourd vous double alors que vous approchez d’une intersection : RALENTISSEZ et laissez-le vous doubler. Oui, vous êtes prioritaire. Mais ce n’est pas grave. Vous survivrez. A l’inverse, si vous forcez le passage, vous avez de bonnes chances de passer sous ses roues, avec des conséquences dramatiques.
Comportement personnel
- Ne jouez pas au justicier ! On vous fait une crasse ? Rigolez. Vous y survivrez.
Certains conducteurs et conductrices de véhicules motorisés sont stupides et supportent très mal qu’on les critique. Imaginez : vous PEDALEZ et vous allez plus vite qu’eux, alors qu’eux ont payés leur voiture 10 à 50 fois plus cher que vous avez payé votre vélo. Ces personnes supportent encore moins qu’on touche à leur précieuse voiture. Vous venez de vous faire agresser : ne le faites pas vous-même, cela ne le justifie pas. N’oubliez pas que vous avez une altercation avec une personne au volant d’une tonne et demie de métal, qui, sur un coup de sang, peut l’utiliser comme arme contre vous. Et vous PERDREZ.
- Je l’ai déjà dit plus haut, mais je ne le répéterai jamais assez : soyez attentif à ce qui vous entoure. Oubliez votre smartphone, ne regardez pas votre compteur toutes les 10 secondes (vous ne faites pas une course), n’écoutez pas de musique et surtout, surtout, surtout n’utilisez pas d’écouteurs ! Le développement des véhicules électriques fait qu’on n’entend pas arriver certaines voitures, donc si vous avez des écouteurs (qui sont de toutes les façons interdits), vous serez surpris quand vous serez doublé !
- Bien sûr, les règles du code de la route s’appliquent. Respectez-les à tout instant : ne téléphonez pas en roulant, n’envoyez pas de SMS, ne surfez pas sur Internet etc etc.
- Le code de la route donne certains avantages aux conducteurs de cycles par rapport aux conducteurs motorisés : les panneaux M12 vous autorisent à franchir les feux rouges en cédant le passage à tous les usagers prioritaires – piétons engagés ou manifestant la volonté de s’engager, et véhicules arrivant sur la voie sécante. Cependant, il est fortement conseillé de ralentir avant de les franchir, car une personne au volant du véhicule qui arrive sur d’une voie sécante peut faire n’importe quoi et empiéter sur votre voie, voire même l’emprunter dans le cas d’un 2RM. La prudence s’impose sur ces intersections.
- S’il n’y a pas de panneau M12, ne grillez pas le feu. En le faisant, vous donnez une très mauvaise image des cyclistes. Très, très mauvaise. Donc abstenez-vous, merci.
- Dans le cas où votre trajet vous fait emprunter un double sens cyclable, faites attention au comportement des personnes conduisant les véhicules que vous allez croiser : ces personnes PEUVENT faire un écart et vont vous frôler de très près. Voir pire. Préparez-vous à sauter sur le trottoir et à vous arrêter immédiatement (il est interdit de rouler sur les trottoirs quand on a dépassé l’âge de 8 ans).
- Respectez les autres usagers plus vulnérables que vous. Même (et surtout) ceux qui ne le méritent pas. Laissez la priorité aux piétons. Ils sont prioritaires sur vous quand ils s’engagent réglementairement. Mais en pratique, je m’arrête systématiquement, même quand ce n’est pas le cas — par exemple si un piéton traverse au rouge. Un accrochage avec un piéton peut le tuer, alors que perdre quelques secondes ne vous coûtera rien. Marquez l’arrêt, et ne passez pas derrière ou devant lui. Faites aussi particulièrement attention si vous empruntez une piste cyclable sur trottoir. Un piéton dans son monde peut très bien s’arrêter, changer de direction sans prévenir et empiéter sur la voie cyclable. Encore une fois, renverser un piéton peut le tuer, donc RA-LEN-TI-SSEZ !
S’arrêter
Quelques conseils qui vous permettront de pouvoir repartir, enfin je l’espère.
Attacher son vélo
Attacher son vélo au mobilier urbain autre que celui prévu à cet effet est peut être interdit dans la commune où vous vous trouvez. Privilégiez dans la mesure du possible les points permettant d’accrocher le cadre. Évitez les points fixes dans lesquels on met la roue avant, sauf si vous voulez passer votre temps chez le vélociste pour dévoiler vos roues. Si vous n’avez pas le choix et que votre vélo est équipé d’une béquille, faites le reposez dessus et attachez la roue avant comme vous pouvez.
Sur les points d’attaches permettant d’accrocher le cadre, utilisez votre U pour immobilier la roue avant et le cadre. Dans la mesure du possible, utilisez un second U pour immobiliser la roue arrière. Sinon, un câble fera l’affaire, en le passant dans les roues, le cadre et en terminant la bouche dans le U.
Transporter du matériel
Affaires pour la journée
Les affaires pour la journée voyagent très bien dans une sacoche ou un petit sac à dos. En les pliant proprement, elles n’arriveront pas froissées. Si cependant vous avez un trajet court (5 km, 10 km si vous avez l’expérience), vous pourrez même ne pas vous changer en arrivant.
Matériel de travail
Si vous devez transporter un ordinateur portable ou quelques dossiers, vous pouvez opter pour un sac messager (qui pourra accueillir votre costume aussi par la même occasion), ou si votre vélo le permet, des sacoches rigides. Certaines ont un look urbain et passent pour un sac classique.
Colis volumineux
Vous avez plusieurs solutions pour transporter un colis volumineux :
Le porte paquet à l’avant du vélo
Les sacoches spéciales de type Bakkies
La remorque monoroue ou double roue. Certaines supportent jusqu’à 200 kg.
Les pizzas
Le fabricant HPA commercialise un sac isoterme permettant de transporter des pizzas à plat. Cela s’associe avec un support de guidon.