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‘tain, ça ferait presque un titre de navet cinématographique ça.

Vous avez surement entendu que Greenpeace, pour éprouver la sécurité des installations nucléaires françaises, n’a rien trouvé de mieux que de survoler la centrale de Bugey avec un paramoteur. Le pilote a de plus déposé des fumigènes sur le toit d’un des réacteurs, avant de se crasher comme une merde poser en catastrophe atterrir dans l’enceinte de la centrale.

Bien entendu, le fait que le pilote ait réussi à poser des fumigènes sur le toit d’un des réacteurs est une preuve de la vulnérabilité dudit réacteur à une attaque aérienne. Imaginez qu’il ait posé des explosifs à la place des fumigènes ?

Mon dieu. J’ai ri. J’ai ri de tant de stupidité de la part de Greenpeace et surtout des écolos des villes qui hurlent contre le nucléaire et se trompent de combat.

Un homme seul ne peut pas porter de coup fatal à une centrale. Faut arrêter de lire des romans d’espionnage !

Par ailleurs, on peut voir sur le site de Greenpeace qu’ils avaient prévenus la centrale que le gars qui approchait en paramoteur était de chez eux ! Du coup, c’est normal qu’il ait réussi à faire tout ce qu’il a fait, les gendarmes étant prévenus de son arrivée et de son statut.

Il va de soi, selon moi, que si c’était un essaim de paramoteurs qui s’était présenté devant la centrale, la réaction du peloton de gendarmerie aurait été différente. En général, ça commence par les sommations d’usage (3 tirs en l’air, à balles réelles), puis, si le contrevenant poursuit sa route, il est abattu.

Par ailleurs, ceci ne prouve absolument pas la vulnérabilité d’une centrale à une attaque aérienne de la part d’un avion de ligne. D’une part, il est maintenant virtuellement impossible de détourner un avion de ligne, étant donné que les passagers ont du mal à embarquer ne serait-ce qu’un cure dent à bord. De plus, et je prend ici l’exemple de la France, les pilotes de chasse ont une procédure très stricte à suivre si un avion se détourne de son plan de vol ou si il ne répond pas à la radio : ils prennent un contact visuel avec l’avion, et communiquent avec lui par signes. Et si l’avion ne répond pas aux sommations, les ordres aussi sont (malheureusement) très clair: il est abattu. Avec tous les passagers.

Et dans les autres pays ? En Allemagne (qui a redémarré certains de ses réacteurs cet hiver, dans l’indifférence générale), le parlement a voté en 2004 une loi similaire, autorisant la destruction d’un avion de ligne détourné. Je n’ai pas trouvé les informations concernant les autres pays, mais j’ai peu de doutes concernant l’existence d’un tel ordre permanent.

Depuis le 11/09/11, le bénéfice du doute n’est (malheureusement) plus permis.

Il y’a un truc que les anti-nucléaires semblent avoir du mal à comprendre : la sécurité d’un système se mesure sur l’ensemble de la chaine. Sécuriser une centrale contre la chute d’un seul avion de ligne ne veut rien dire. Il suffirait d’en faire tomber 4 ou 5 et c’est terminé pour la centrale. Oui, je force le trait dans mon argumentation, mais quitte à raisonner par l’absurde comme le fait Greenpeace, autant y aller fort non ?

Si par contre, on rend les détournements d’avions plus difficile, voir impossible, et qu’on surveille et intervient rapidement en cas de survol non autorisé du périmètre entourant une centrale ou un site sensible, là on sécurise bien plus efficacement le dispositif.

Attention, je ne dis pas pour autant qu’il faut continuer l’exploitation des centrales nucléaires françaises. Je suis pour ma part partisan d’un arrêt progressif et cohérent du parc nucléaire français. En clair, on ne peut pas arrêter le parc nucléaire en 5 ans, contrairement à ce que pouvaient le clamer certains candidats à l’élection présidentielle !

Vous allez objecter que le Japon l’a fait. En un an. Et vous avez raison. Mais, car il y’a un mais, Fukushima a fait très peur dans l’opinion publique, car le Japon est le seul pays à avoir subit les dégâts de l’atome militaire. Les survivants des explosions d’Hiroshima et Nagazaki sont considérés comme des parias au Japon, et en avoir dans sa famille est honteux.

Le peuple japonais a donc un rapport très bizarre avec l’atome. Le 5 mai, le dernier réacteur nucléaire en activité a été arrêté par son opérateur.

Une preuve de plus, selon les détracteurs du nucléaire, que l’on peut arrêter les réacteurs sans problème.

Sauf que le Japon subit régulièrement des coupures électriques, et le peuple japonais est incité fortement à limiter sa consommation électrique. Les opérateurs ont redémarrés leurs centrales à charbon et à hydrocarbure. Ce qui a fait grimper en flêche la pollution par le dioxyde de carbone. Ceci s’explique, comme je l’ai dit plus haut, par la peur viscérale des japonais pour l’atome.

Malheureusement, il y’a peu d’alternatives viables à l’atome.

L’éolien ou le solaire présentent des rendements atroces, et surtout ne produisent pas du courant tout le temps. Assez génant la nuit, ou quand il n’y a pas de vent. Ou quand il y’a trop de vent, dans le cas des éoliennes. Par ailleurs le rendement n’est pas bon. Ainsi, une éolienne n’a un rendement que de 25%.

Les détracteurs du nucléaire rétorquent qu’un réacteur nucléaire a un rendement de 33% (ou 36% dans le cas d’un EPR). Cependant, ça revient à comparer des choux et des carottes. Le rendement d’un réacteur nucléaire correspond à son rendement thermique. C’est à dire que pour produire 1GW d’électricité, il doit dégager 3 GW de puissance thermique. Le rendement de 25% d’une éolienne veut dire, par contre, veut simplement dire qu’elle produit du courant 25% de son temps.

Ce qui n’est pas tout à fait la même chose, vous en conviendrez.

L’hydraulique est séduisant. On utilise une force naturelle (l’eau) pour produire de l’électricité. Et EDF est en train d’étudier la possibilité de produire du courant à partir du filet d’eau qui coule.

Les dates des lâchers d’eau sont connues très longtemps à l’avance, ce qui fait que les accidents dans les cours d’eau sont fort rares, et toujours dus au fait que l’organisateur de la sortie n’a pas regardé le calendrier.

Cependant, ceci est valable dans le cas des petits barrages de montagne. Le cas des grands barrages est bien plus problématique. Il suffit de voir les accidents qui surviennent régulièrement le long des berges du lac de retenue des 3 Gorges en Chine : les glissements de terrains sont monnaie courante. Par ailleurs, le poids du lac de retenue augmente les secousses sismiques dans la région. Secousses heureusement de faible magnitude, mais très éprouvantes et pénible pour la population.

Le cas des usines marémotrices est intéressant lui aussi. Mais les usines existantes sont peu puissantes : l’usine marémotrice de la Rance culmine à 240 MW, mais présente des inconvénients fâcheux, à commencer par la provocation d’un envasement important du cours d’eau et de l’estuaire. Les débuts de l’exploitation de l’usine ont aussi montrés que les poissons se prenaient régulièrement dans les hélices.

Il ne reste plus grand chose dans les systèmes de production d’électricité qui soient à l’heure actuelle en exploitation réelle.

Passons maintenant aux énergies expérimentales :

la fusion

Aaaahhhh, selon les chercheurs, il s’agirait de l’eldorado de la production électrique. Le nec plus ultra. Mais voilà, ce gouffre à pognon a engloutit des sommes astronomique, sans parvenir à produire assez d’électricité pour alimenter ne serait-ce qu’une ville de taille moyenne. On est encore loin d’avoir quelque chose d’utilisable. Mais si on écouté les chercheurs, si ils ont les crédits, promis dans 5 ans y’a quelque chose d’utilisable a grande échelle. C’est navrant, hallucinant de bêtise. je parle ici de la fusion « classique ». Alors qu’il existe un autre type de fusion, la fusion aneutronique. des machines existent déjà, et produisent des températures de l’ordre du milliard de degré. Pour rappel, une des composante d’une usine électrique est sa chaudière : à gaz, à fioul, à charbon, nucléaire, peut importe : le but est de produire de la chaleur, pour transformer de l’eau en vapeur et alimenter des turbines.

 

to be continued